In Situ / Le sol : Imperméabilisation, artificialisation

Mardi 29 septembre 2020 | 14h00

In Situ / Le sol : Imperméabilisation, artificialisation

Visiste de Site : Quai de Garonne et Chemin de Montagne sur la commune de GRENADE

Programme :

13h45 - Accueil sur le Quai de Garonne -  Introduction APUMP

14h - Quai de Garonne  : la revitalisation de la Bastide / politique communale ; le projet sous l’angle des matériaux employés / techniques / usages. Présentation par Laurence Borredon (PUVA), maitre d'oeuvre.

15h - Chemin de Montagne : Introduction sur le développement de ce secteur de la ville ; le projet sous l’angle de la prise en compte du réseau hydrologique existant (ruisseau de Saint-Bernard) / bassin de rétention / prairies (le respect du cycle de germination). Présentation par Laurence Borredon (PUVA), maitre d'oeuvre.

16h- Débat en salle sur « imperméabilisation – artificialisation ». Des enjeux culturels aux questions techniques. Animation conjointe par Philippe Millasseau (CAUE 82, APUMP), Geneviève Bretagne (responsable transition écologique AUAT), Céline Loudir-Malgouyres, (socio-urbaniste l'usage des lieux, APUMP). En présence de Jean-Paul Delmas, Maire de Grenade, que nous remercions.

Le site Quai de Garonne :

En limite de la bastide, le quai de Garonne est un remblai constitué au XX éme siècle en partie par une décharge informelle.
Le talus constitue la limite de la première terrasse située au-dessus de la plaine inondable de la Garonne, une plaine encore largement agricole.
Réaménager le quai de Garonne consiste à :
- réintégrer ce secteur de stationnement peu qualifié en bordure de ville à la trame de la bastide
- lier la bastide aux aménagements de sport et de loisirs situé en contrebas du talus
- intégrer la limite de la bastide dans les paysages agricoles et naturels qui l’entourent
En optimisant l’offre de stationnement, et l’articulant avec des lieux d’agréments dans la continuité des écoles et du marché, le quai de Garonne prolonge la Bastide et l’ouvre sur les paysages de la plaine.
Les surfaces du projet sont pour 50% perméables (espaces verts et places de stationnement en nidagravel), nous avo,s planté 55 arbres. Les eaux de surface ruissellent (et infiltrent) dans un réseau de noues qui structurent les poches de stationnements. L’extension de l’esplanade festivités est traitée en mélange terre pierre enherbé.
Chantier

Chemin de Montagne :

A Grenade sur Garonne, les aménagements du secteur Montagne accompagne la création de 3 équipements dédiés à l’enfance, école, crèche et centre de loisirs. Les voies qui desservent le secteur doivent être requalifiées, elles relevaient jusque-là de la route de campagne, sans bas-côté (ni trottoirs) avec un trafic toujours plus intense. La parcelle sur laquelle viennent s’implanter les équipements, permet de penser un espace public de cœur de quartier, dont le programme se dessine au croisement de la place, de l’aire de jeux et de loisirs et du parc, une nouvelle typologie d’espace public qui s’adresse aux modes de vie actuels de cette commune de troisième couronne de la métropole Toulousaine.

Le projet est le fruit d’une recherche d’équilibre entre place de la voiture, place de la nature, gestion de l’eau. En s’inscrivant dans le tracé des chemins creux qui structurent le site, en maintenant le ruissèlement des eaux de pluies en surface, en les accompagnant de plantations, nous reprenons le motif des fossés et de leur ripisylve. Avec la création de 3 équipements, 100 places de stationnement et 1/3 seulement d’imperméabilisation du sol. Le cœur de ce quartier en devenir affirme son statut d’entre deux, entre ville et campagne.

L’EAU DANS LE PROJET : Le site était parcouru de chemins creux accompagné de fossés qui drainent tout le secteur pour le conduire vers l’ancien Ruisseau de Saint Bernard, affluent de la Save, aujourd’hui busé.

Le point d’entrée dans l’exutoire, trop haut, ne permettait pas de supprimer les fossés, et de canaliser les eaux de ruissellement sur le site. Maintenir les fossés, permettait d’une part les débordements, d’autre part de l’infiltration. Nous devions garder les fossés, malgré la faible emprise publique et ils allaient nous servir à garder une trame verte qui allait composer tout le site.

L’impossibilité de buser les fossés, a donc été le point de départ d’un projet dessiné par la gestion de l’eau, les fossés, et bassins de rétention composent le vocabulaire formel de l’aménagement : grand bassin de rétention, sorte de terrasse à contre pente, au premier plan, faible imperméabilisation, noue de transition entre les différents plans, etc…

Le travail s’est construit conjointement entre le bureau d’étude hydraulique, l’urbaniste et la maitrise d’ouvrage gestionnaire du réseau.